15/06/2017

Ouverture des lacs de montagne 2017


Par Laurent Renard



Superbe truite prise au D-Incite 53

L’ouverture des lacs de montagne avait lieu cette année le 27 mai dans les Pyrénées-Orientales. J’avais prévu de pêcher 2 lacs où les chances de capturer une truite de plus de 50 cm étaient élevées. Les D-Contact 85 attendaient sagement dans la boîte à leurres cette fameuse journée…
Une superbe truite de 52 cm au D-Contact 63
 Malheureusement, un gros rhume m’obligea à rester à la maison, et à reporter à plus tard cette journée. Mon cousin Jacques de son côté se rendit sur ces lacs et parvint à prendre une magnifique truite de 52 cm sur un D-Contact 63 coloris.




C’est donc avec un certain décalage que je ferai mon ouverture des lacs 2017. L’affluence ayant été très forte sur les lacs prévus le jour J, nous décidâmes de privilégier des lacs plus éloignés où quelques heures de marche étaient nécessaires pour les atteindre. Ceci devrait nous garantir une certaine tranquillité, d’autant plus que la météo n’est pas bonne. En effet, dès 15 heures, de forts orages étaient annoncés. Nous savons que nous avons peu de chances de capturer des grosses truites sur ces lacs, mais le nombre des captures compense en général leur taille moyenne peu élevée.
Une truite un peu maigre encore après l'hiver en montagne


Nous voilà donc partis à l’aube pour effectuer notre marche d’approche. C’est un vrai plaisir de retrouver ces paysages magiques, et la beauté des lieux nous fait vite oublier les efforts fournis pour y parvenir.


Sur le premier lac, après une ½ heure de pêche, nous n’avons pas enregistré la moindre touche ! Je commence à douter de notre stratégie quand soudain je ressens une tape très franche dans ma Dragonbait Trout ! Un ferrage sec et voilà une belle zébrée qui se débat au bout de la ligne. Le D-Incite 53 a encore frappé ! Tandis que je décroche ce premier poisson, Jacques ramène de son côté une belle arc-en-ciel d’une quarantaine de centimètres qui sera délicatement remise à l’eau. Puis c’est encore moi qui ramène un autre poisson dans la minute suivante ! Jacques est de nouveau attelé de son côté à ce qui semble être un saumon de fontaine, mais ce dernier  décrochera à ses pieds. Nous venons de passer dix minutes de pure folie, qui se terminent aussi étrangement et rapidement qu’elles ont commencé.
Une belle arc-en-ciel au D-Incte 53

Le calme revenu, nous poursuivons notre prospection, et c’est une magnifique zébrée qui se saisit du D-Incite 53 à trois mètres du bord, sortie comme une fusée de sa cache.


Une autre victime du D-Incite
Nous continuons notre marche pour atteindre deux autres lacs plus en altitude. Une Pure 5 grammes Nacre arme mon lancer et fera mouche à deux reprises. Elle me permet de pêcher plus creux, et plus lentement sur ces lacs situés à plus de 2000 mètres d’altitude.


La Pure Nacre aura permis de faire la différence par moments.
Jacques de son côté joue de malchance et décroche systématiquement à ses pieds tous les poissons qu’il touche !

Le D-Incite toujours et encore
A onze heures, une pause rapide nous permet d’engloutir un sandwich, puis nous reprenons la pêche. Je monte un D-Contact 85 dans l’espoir d’intéresser un beau poisson, et serait récompensé… mais par trois poissons autour de 35 cm ! Cela tend à prouver une fois de plus que nous pêchons sûrement avec des leurres trop petits la plupart du temps.
Cette truite n'a pas eu peur d'attaquer un D-Contact 85 Vairon

Je persiste et finis par tenir un beau spécimen que j’évalue entre 1 et 2 kilogrammes. Malheureusement ce dernier me fausse compagnie après une vingtaine de secondes de combat.  La Dragonbait Trout 8'3" en 4 brins est idéale pour ces pêches en altitude non seulement pour son faible encombrement (on la glisse aisément dans son sac à dos) mais aussi pour sa capacité à pouvoir lancer une large gamme de leurres (du D-Compact au -Contact 85).


Encore une sur le D-Contact 85 !



Nous voilà maintenant sur le dernier lac, et là les truites se rapprochent des bordures en raison d’une éclosion d’éphémères. Nous observons régulièrement des gobages et pêchons ces poissons souvent dans peu d’eau. Ils répondent bien aux petits leurres : D-Compact, D-Incite 44 et D-Contact 50.


La pêche au pied d'un névé, il y a pire comme décor !
Nous en prenons quelques-uns, et Jacques prendra le dernier poisson sur un D-Contact 50 au bout de sa Trout’in Spin Multiyouse. A 14 heures, nous entamons la descente vers la « civilisation », et pour une fois la météo sera fiable : à peine arrivé à la voiture deux heures plus tard, l’orage éclate ! Nous l’avons échappé belle. Il pleuvra d’ailleurs des cordes toute la soirée. Fort heureusement, nous dégustons une bière blanche bien au chaud dans le chalet à ce moment-là. Cette journée aura finalement tenu toutes ses promesses et les belles truites capturées nous ont donné envie de revenir très vite sur ces lacs d'altitude !

31/05/2017

GUPPIE & PIKE

Par Thibault



L’avantage quand vous effectuez un voyage en Irlande, c'est que vous savez qu'il y a un fort potentiel halieutique. Ce qui vous permet de tester un maximum de leurres, dans des couleurs et des animations toutes aussi différentes.
Comme beaucoup de binôme, nous avons l'habitude avec Batiste de pêcher à l’opposé afin de trouver plus rapidement la pêche du moment : leurre dur / leurre souple, couleur vive / couleur naturelle, animation lente / animation rapide, etc.
C’est ainsi que lors de ce séjour nous avons pu nous apercevoir, en autre, que le Pig Shad rose était beaucoup plus efficace que  les autres coloris. Mais nous avons eu également l'opportunité de tester la nouveauté 2017, le « Guppie » :

GUPPIE & GUPPIE JR


Un jerk lourd et silencieux de 120g armé d'une caudale souple, interchangeable de type Grub ou paddle.


 Voici le récit d’une journée plutôt productive :

Au 5ème jour, nous avons débuté la journée sur un spot protégé du vent, qui nous avait donné quelques poissons la veille. Je balaye mon côté au Pig Shad rose, étant donné les bons résultats que nous avions déjà eu avec, mais aucune touche. Batiste quand à lui passe derrière moi au Wolf Tail chartreux pour des vibrations différentes. Au 1er lancer il sanctionne un bec de 70. Dans la foulée je monte le Guppie, qui avait déjà bien donné la veille avec sa caudale faucille, et qui ressemble déjà plus aux vibrations du Wolf Tail. Après quelques lancés animés de légères tirées, je sanctionne à mon tour un bec de 70. On ne s’éternise pas sur ce petit spot, et basculons directement sur le suivant, beaucoup plus grand. Malgré le vent, on arrive à se caler en début de fosse pour pouvoir pêcher la cassure. 4m d’eau sous le bateau. Toujours armé du Guppie, j’effectue 2 lancés plein axe de la fosse, toujours en animation minimaliste, rien. Au 3éme lancé sur la même trajectoire, j’anime plus sèchement à grand coup de jerk,  et  « boum » un bec de 80. Après la petite photo d’usage, 4ème lancé, grands coups de jerk «  BOUM » un bec de 95 ! S’en suivra d’autres prises au cours de la journée.

 
Le Guppie a été pour nous d’une redoutable efficacité. Il nous a permis de prospecter différentes profondeurs, mais étant assez lourd mieux vaut l’utiliser dans 2,5m d’eau minimum. Suivant l’humeur des brochets il aura fallu savoir varier l’animation pour déclencher les attaques. Nous avons essentiellement pêché avec la queue « faucille »,  la queue « paddle » freinant la nage du leurre sur les animations et étant plutôt conçue pour une nage linéaire.


Avec les superbes coloris disponibles, nous avons bien entendu hâte de le tester dans nos eaux …


Thibault
    

10/05/2017

SURGER & SUPER SURGER les incontournables pour le thon

Par Benjamin JACQUOT



Le Surger est probablement à la pêche des poissons pélagiques sur chasse
ce que le D-contact est à la pêche de la truite,
UN INCONTOURNABLE !
Super surger 80

J’entends souvent dire de la pêche sur chasse qu’il suffit de lancer un leurre au milieu de la marmite et c’est bon ! Il faut bien reconnaitre que c’est parfois le cas et, dans ces conditions, tous les leurres sont bons… Il serait même difficile d’en apprécier la qualité et les performances.

 Gerbe d’eau créée par un thon rouge en chasse

Mais, ceux qui la pratique régulièrement, savent à quel point ces poissons sont beaucoup plus malins et difficiles à leurrer qu’il n’y parait. Il est donc essentiel d’utiliser des leurres véritablement efficaces et de confiance. Aussi, c’est avec le temps que les Surger, leurres imitatifs par excellence, sont devenus pour moi des incontournables et ont gagné toute ma confiance.
Initialement destinés à la pêche du bar, les Surger ont rapidement trouvé une place de choix dans la boite des pêcheurs de thonidés. En effet, les résultats obtenus sur chasse grâce à ces leurres sont exceptionnels et méritent que l’on s’y intéresse… Je vais donc vous parler de ce leurre ou plutôt de cette famille de leurre et des possibilités d’utilisation qu’ils nous offrent lors de la pêche des pélagiques sur chasse.

La famille des SURGER au complet !*
*Nous ferons abstraction des troutin surger dont nous ne parlerons pas ici.

Commençons par un petit rappel des membres de la famille SURGER présents sur la photo et qui sont les fiers représentants de la gamme :
En haut, le Magnum Surger 120, c’est le plus grand et le plus lourd de la famille avec 12 cm et 52 g.
Le rose en dessous (coloris # 07) est le représentant des Super Surger 100 avec 32 gr pour 10 cm. C’est clairement le plus polyvalent de la gamme !
Juste en dessous encore, le Surger 100, un peu plus léger avec 28 gr au compteur
Enfin, le petit dernier de la bande, le Super surger 80 avec 8 cm pour 17.5 gr n’en reste pas moins un grand leurre.
Avec une plage de taille allant de 8 cm à 12 cm, les Surger couvrent ainsi l’essentiel des gammes de taille dont nous avons besoin. En effet, lorsque les bonites et les thons chassent, ils sont souvent focalisés sur une taille de proie bien spécifique dont il convient de se rapprocher au maximum pour espérer déclencher des attaques. En ce sens, la déclinaison en 3 tailles de ce leurre est vraiment intéressante puisqu’elle nous permet de coller au plus près de la réalité.

Que ce soit sur les chasses de thons ou de bonites, je les utilise dans presque toutes les conditions de pêche, que les chasses soient furtives ou bouillonnantes, par mer d’huile ou démontée, j’ai toujours obtenu des résultats très corrects et réguliers. Cependant, dans les conditions difficiles qu’il révèle tout son potentiel. Je ne compte plus le nombre de sorties sauvées grâce à ce leurre.

Seront donc utilisés :
Pour le thon* les modèles en 10 cm (Surger 100 et Super Surger 100) et 12 cm (Magnum Surger 120)
Pour les bonites (thonines, bonitous et pélamides), seront privilégiés les modèles en 80 mm (super surger 80) et 100 mm (Surger 100 et super surger 100).
 *le surger 80 étant trop léger (17.5gr) pour être lancé avec un ensemble de 50lb ou plus…


L’atout de ce leurre est véritablement dans sa morphologie qui imite parfaitement celle des anchois et sardines dont se nourrissent les prédateurs. Cependant, un leurre n’est pas efficace parce qu’il est beau et c’est dans les détails qu’il se démarque. Avec une face ventrale aplatie et un équilibrage judicieusement calculé, il est à la fois d’une simplicité d’utilisation déconcertante et un leurre technique avec de multiples possibilités d’animation.
Si les possibilités d’animation sont multiples et variées, je vais vous présenter trois style d’animations que j’affectionne particulièrement :
Le « Twitching »
La première animation que je pratique régulièrement est le lancer ramené avec « twitch ». Les « twitch » du verbe anglais « to twitch = tressauter, trembler » sont des petits mouvements secs, répétés et rapides du scion. Ils vont désaxer légèrement le leurre et lui donner une nage saccadée qui a pour effet d’imiter un poisson fourrage en fuite blessé !
Il ne faut pas hésiter également à varier la vitesse de récupération et à effectuer de très courtes pauses lors de la récupération.

Conseil d’armement : Dans ce cas de figure, les Surger peuvent être armés avec des triples ou des simples.

Le « linéaire »
Lorsque l’animation « agressive » en twitching ne provoque pas l’attaque des poissons, j’utilise l’animation la plus simpliste qu’il soit en matière de pêche au leurre, le linéaire ! Le linéaire qui est en réalité une absence d’animation puisqu’il consiste simplement à récupérer la ligne avec le moulinet.
Lors du tumulte des chasses, certaines proies se retrouvent isolées du ou des bancs et ne bénéficient plus de la protection toute relative de celui-ci. On observe alors des poissons seuls ou en tout petit banc de quelques individus tenter de fuir juste sous la surface avec une nage erratique bien particulière… C’est cette situation que vient reproduire un surger ramené en linéaire. En effet, il va effectuer un « S » qui va fortement se rapprocher de cette nage et ainsi capter l’attention des prédateurs.
Canne basse le leurre va plutôt évoluer sous la surface. A privilégier lorsqu’il y a beaucoup de vent pour éviter d’avoir une bannière trop importante et ainsi rester en contact avec le leurre.

Canne haute, le surger va évoluer en sub-surface et venir « flapper » légèrement ou créer un sillon à la surface de l’eau. Cette dernière est particulièrement efficace, notamment par mer d’huile et lorsque les poissons semblent marsouiner en surface (c’est bien souvent la seule manière de déclencher une attaque). Un point positif de cette animation est également de soustraire tout ou partie de la tresse et du bas de ligne de l’eau ce qui augmente considérablement la discrétion de la présentation.
Des proies faciles que nos amis ne manquent pas de saisir… !


Conseil d’armement : Pour un maximum d’efficacité et une nage améliorée, je conseille fortement l’utilisation d’un hameçon simple. Il aura pour avantage d’être beaucoup plus discret et de moins brider le leurre, favorisant ainsi la nage en S.


Le rolling
Elle a pour but d’utiliser de manière optimale une des particularités de ce leurre qui est le « rolling ». Le « rolling » est le fait que le leurre va osciller flanc sur flanc lors de la descente.
Lorsque je souhaite utiliser cette particularité, je me positionne canne haute pour contrôler la descente du surger (Attention, sans le brider !). Pour une efficacité optimale, il faut tenter de soustraire au maximum l’effet de portance de la tresse en accompagnant la descente du surger. Cette animation, un peu plus technique est d’une efficacité redoutable sur les fins de chasse (lorsque les poissons n’éclatent plus en surface mais qu’on perçoit encore les remous). En effet, la descente en rolling du surger va imiter un poisson fourrage tué lors de la chasse et qui sombre doucement dans les abysses.
La difficulté de cette animation réside selon moi dans la perception de la touche et le ferrage. En effet, la tresse étant « relâchée » pour permettre une descente non contrainte, il faut être très concentré à la fois sur la perception de la touche dans la canne mais également visuellement avec la tresse. La touche pouvant être matérialisée par une petite tirée sur la tresse, un relâchement ou plus franchement par une sensation de lourdeur.
Au moindre doute, il faut sanctionner d’un ferrage puissant et très ample. Les ratés sont fréquents mais cette sensation de touche est vraiment particulière et très intéressante.

Conseil d’armement : Dans ce cas de figure, je préconise également l’utilisation de simple. Evitez également de surarmer en taille le leurre pour ajouter le moins de poids possible sur l’arrière, ce qui aurait pour conséquence de déséquilibrer le leurre et de le faire couler par l’arrière sans le phénomène de Rolling.

Je vous conseille également pour cette dernière technique d’utiliser des tresses de couleur, comme la GosenW multicolor, qui permettent d’avoir une excellente perception visuelle de la ligne, des touches et de la profondeur de pêche.

A bientôt,
Benjamin Jacquot

28/04/2017

Séjour en terre Irlandaise

Par Batiste Monnet


Après 1h30 de route depuis Dublin nous arrivons en fin de journée dans le Nord de la république d’Irlande à l’International Fishing Centre, situé à Belturbet sur le bord de la paisible rivière Erne. C’est le point de départ d’une gigantesque zone de pêche, alternance de bras, îles et lacs, et qui se termine au Nord dans le Lough Erne. Un paradis pour le brochet.
  Une fois le petit déj’ terminé, qui est servi tous les matins à 6h30 précise, rapide briefing avec Patrice qui nous explique que la pêche est plutôt difficile en ce moment. Les plus jolis sujets se touchent aux alentours des 5m, et il nous donne 2/3 bons coins situés au Nord. Mais nous préférons faire « la grande boucle », histoire de nous mettre dans le bain et découvrir tranquillement la partie Sud de la rivière.

La profondeur moyenne du chenal de navigation est d’environ 2m. On scrute le sondeur, et sur la première fosse intéressante croisée, on essaye plusieurs leurres mais aucune touche. On décide de parcourir un petit lac peu profond en dérive, mais rien là non plus. Les premiers brochets arrivent en fin de matinée sur des Busters Jerk en peignant les bordures peu profondes, mais ils sont peu nombreux et de petite taille. Après la pause casse-croûte Tibo arrive malgré le froid à faire un petit bec au stickbait, toujours sur une bordure. Puis nous arrivons sur une nouvelle fosse qui contient une belle quantité de poissons fourrage avec de beaux échos autour … Après plusieurs touches loupées, je monte au bateau un poisson sur un Bandit Shad. Plus tard d’autres seront faits à l’aide d’un Chatterbait Fish Arrow accompagné d’un Piglet Shad monté sur le texan,  en peignant une longue bordure de branchages et de roseaux. Mais encore une fois ce sera de petits sujets. « La grande boucle » se termine et nous arrivons sur une nouvelle fosse intéressante, qui semble être surveillée par une jolie tour de garde et un intimidant château en ruine. Le cadre est superbe et un joli brochet pris sur un Pig Shad vient conclure notre première journée de pêche.

Les bordures et les faibles profondeurs ne rapportant que très peu de poissons et qui plus est de taille modeste, pour cette 2ème journée nous allons insister autour des fosses. A l’aide du sondeur nous y trouvons quasiment à chaque fois du poisson fourrage, les brochets ne devant pas être très loin …  Nous allons directement vers la tour qui a rapporté un joli bec la veille, mais aucune touche. Nous faisons une grande dérive sur un lac, en partant de la rive qui est une frayère jusqu’à la rive opposée alternant Busters Jerk et Pig Shad, mais rien là aussi. Nous retournons sur le cour de la rivière et continuons à descendre vers le Nord, et arrivons sur un étranglement suivi d’une fosse. Le vent est assez soutenu, comme d’ailleurs presque tous les jours de notre séjour, et par chance il est quasiment dans l’axe de la rivière ce qui nous permet de remonter le léger courant de celle-ci. 6/7m d’eau sous le bateau et Tibo rentre un bec au Pig Shad. La dérive continue et une fois la fosse passée le fond remonte sur un très grand plateau de 2m de profondeur. Nous le peignons au Busters Jerk et les brochets rentrent. On répétera plusieurs fois cette dérive qui nous rapportera à chaque fois des poissons. L’après-midi nous descendons encore la rivière, et arrivons sur une nouvelle fosse pas très large mais très longue. 7m d’eau et environ 4m d’épaisseur de poissons avec de beaux échos autour. Un joli bec rentre en grattant lentement le fond de la fosse au Bandit Shad.

Pour se détendre le bras, car lancer des leurres de 70-100grs n’est pas de tout repos, on passe de temps en temps à des leurres plus « light » et tibo rentre un joli brochet sur un Paddletail 6’.

En fin de dérive le fond repasse à 2m, le Busters Jerk prend le relais et rapporte encore quelques poissons pour terminer la journée.
 
Pour ce 3ème jour de pêche, après avoir discuté avec d’autres pêcheurs du camp au petit déj’, on décide de monter encore plus au Nord. Après 20mn de navigation nous arrivons à un pont, et les premières touchent arrivent dès les premiers lancés. Un brochet rentre sur le Pig Shad Junior mais un joli se décrochera sur le Pig Shad. Après 20mn nous changeons de poste, car nous avons remarqué que les poissons mordent assez rapidement dès les premiers passages des leurres. Mieux vaut battre du terrain, surtout que la zone de pêche est immense … En fin de matinée un joli bec rentrera sur le Busters Jerk perche en peignant la bordure d’une nouvelle fosse.

 Après la pause casse-croûte nous retournons au pont, et au 1er lancé un brochet prend le Pig Shad.

 Malgré quelques autres poissons touchés au Busters Jerk l’après-midi sera très calme …
 
  Comme la veille et ce jusqu’à la fin de notre séjour, nous commencerons la journée par le pont, qui il faut le dire est un très bon poste. Premiers lancers et 2 brochets montent sur le bateau, un sur le Pig Jr et l’autre sur un Wolftail. Les animations très lentes en linéaire rapportant d’avantage de poissons, nous insisterons dorénavant plus avec ce genre de leurre tout en alternant de temps en temps au Busters Jerk. Malgré ces 2 poissons d’entrée de jeu, nous aurons beau peigner le poste et changer de zone plusieurs fois, mis à part un petit bec sur le Pig Jr ce sera le calme plat toute la matinée ( en ce qui concerne les touches, mais pas du tout la surface de l’eau ! … ). L’après-midi nous ferons une grande dérive sur un plateau qui rapportera 2 petits brochets toujours sur le Pig Jr et le Wolftail. Puis nous arrivons sur une nouvelle fosse, et 3 jolis becs rentrent en 10mn sur le Guppie !

 Nouveauté 2017, après plusieurs jours d’essais nous comprenons où l’utiliser et comment l’animer. Il va devenir un incontournable, à ranger à côté du Pig Shad et du Busters Jerk … Sur le chemin du retour, on peigne la zone de l’étranglement et Tibo rentre un beau poisson au Pig Jr après un superbe combat sur la Dragonbait NX4 Medium Versatile.


Le Wolftail nous rapportera le dernier de la journée.
  Dès les premiers lancers 2 poissons sont montés au bateau à l’aide du Wolftail, en le ramenant très lentement les brochets n’y résiste pas sur ce poste ! Le Pig Shad au contraire pour une fois ne rapporte rien. Tibo passe alors au Guppie et au premier lancer un joli bec ! 
 2ème lancer BOUM un superbe brochet bien gras !! 
Plusieurs autres poissons seront touchés en dérives sur différentes zones, en alternant suivant la profondeur Busters Jerk, Pig Shad et Guppie, les brochets étant la plupart du temps dans les 3-5m. Après le festival du matin l’après-midi sera en revanche beaucoup plus calme malheureusement, mais un joli bec au Pig Shad viendra clôturer cette superbe journée.
 Dernier jour de pêche, nous embarquons plus tôt et à 7h nous sommes sur l’eau. Mais ce matin-là, curieusement, le pont ne donnera rien. Les premiers poissons répondent sur  le Guppie et encore une fois le Pig Shad Junior rose. Il fallait absolument avoir ce leurre dans cette couleur ! Nous avons fait la comparaison pendant 1/2h en pêchant simultanément Tibo au rose et moi au goldie, le résultat a été flagrant ! 
 Nous peignons les zones qui nous ont rapporté le plus de brochets les jours précédant, et les leurres qui ont fait leur preuve durant ce séjour font le job. Et Tibo conclut cette matinée de pêche sur un très joli poisson au Busters Jerk, sur une pente de fin de fosse. 
L’après-midi sera très calme, le vent est tombé et les touches aussi … Après avoir rendu le bateau en fin de journée, je loupe un très beau bec devant les pontons du camp sur un Pig Jr en Texan 10/0 au premier passage du leurre. J’aurais beau insister il ne remontera pas une 2ème fois, il aurait peut-être été piqué si j’avais utilisé du départ le montage shallow et ses 2 triples, mais ça je ne le saurai jamais …
  Pour ce séjour nous avons utilisé 2 cannes : la Dragonbait NX4 Big Jerk Travel et la Dragonbait NX4 Medium Versatile.
La première est une canne puissante qui lance sans problème un Guppie de 120grs. Très polyvalente, elle peut aussi bien jerker un Busters Jerk, que ramener en linéaire un Pig Shad ou gratter lentement sur le fond avec un Bandit Shad. Doté d’une grosse réserve de puissance elle vient à bout d’un beau poisson sans problème.
La deuxième est une canne fine, légère et tactile. Au départ était prévue pour pêcher avec des shads de 5’ à 6’ et au Chatterbait, mais qui en fait s’est avéré parfaite pour pêcher avec le Pig Shad Junior sur le montage shallow. Doté d’une bonne réserve de puissance elle aussi, c’est un régal de combattre un joli poisson avec. L’avantage de ces cannes, c’est qu’elles sont en 3 brins et qu’elles rentrent dans une valise. Avantage non négligeable quand l’on voit le tarif de certaines compagnies aériennes sur les tubes à cannes … 
leurres qui ont rapporté le plus de poissons
La pêche a été difficile mais nous avons su tirer notre épingle du jeu en étant patients et méthodiques. Environ 80 brochets parmi lesquels de très beaux sujets seront venus nous rendre visite. Un bonheur de pêcher ce biotope si paisible et poissonneux. Un grand merci à l’équipe de l’International Fishing Centre pour son accueil, son hébergement, et la qualité du matériel mis à disposition : bateau de 5m stable et spacieux, moteur de 25cv avec démarreur et trim électrique, sondeur Hélix 5 et Terrova I-Pilot. Quel plaisir de pêcher avec du matériel performant. Un séjour au top, une adresse que l’on vous recommande !


A bientôt,