13/11/2017

AR-S et truites en eaux bretonnes

Par David DUREISSEIX


Nous sommes le 14 juillet, il est 4h30 quand mon réveil sonne. La voiture est chargée et le petit déj déjà prêt. Un bon café pour être d’attaque, je passe chercher Louis et nous voilà partis, direction le Finistère sud et ses eaux courantes si atypiques. Nous arrivons sur notre premier spot après deux heures de route, passées très vites à force de récits de prises et autres anecdotes halieutiques. Je connais bien le spot, les truites peuvent y atteindre de belles tailles pour la Bretagne.


Les premières touches arrivent rapidement, tout d’abord au D Contact 50 V2. Par la suite, les poissons se montreront bien plus réactifs aux tournantes qu’aux poissons nageurs, aussi l’AR-S aura été redoutable sur cette matinée.
Beaucoup de petits poissons, mais nous finissons la matinée sur un léger courant donnant sur une belle fosse, qui nous rapportera enfin quelques belles truites. Faire plusieurs beaux poissons dans un même trou est toujours plaisant !


Pour l’après midi, direction un autre parcours que je connais bien. Là encore, des poissons réactifs à nos petites AR-S nous ont donné de quoi nous amuser. Aussi nombreuses fussent nos prises, les plus gros poissons du coin de montrèrent pas leurs nageoires !


Le lendemain, réveil avant le soleil et nous attaquons très vite un parcours que j’aime pratiquer de bon matin. Un vrai festival de touches commença alors, avec quelques poissons corrects mais rien de bien gros ! Les AR-S nous permettaient de dénicher aussi bien les poissons actifs en plein courant, que les poissons postés sur des calmes très peu profonds. Un réel atout pour cette belle rivière ! Quelques doublés avec des poissons sauteurs nous auront bien amusé.


Au fil de la matinée, la rivière nous présentait quelques jolis pools assez profonds, propices à la présence de jolis poissons. Nous essayions donc de les pêcher plus creux, à l’aide d’ondulantes Pure, D Contact 50 et autres leurres coulants. Nos efforts furent récompensés quand je fis sortir un très beau poisson de sous un rocher avec un D Contact 50 V2, que je ne réussis malheureusement pas à ferrer.
Pour cette deuxième après-midi, nous décidâmes de changer de stratégie pour tenter de trouver de plus gros poissons, en se dirigeant sur une autre rivière, moins large et surtout dans un secteur beaucoup plus sauvage, presque dépourvu de tout chemin sur les bordures. Bien nous en prit, puis qu’aussitôt arrivé je ferrai un très gros poisson sur une AR-S argentée, qui malheureusement se décrocha aussitôt. Commença alors un festival de touches, c’était presque à chaque lancer, avec des poissons de toutes tailles.





Nous ne sortirons pas de vrai gros poisson sur ce parcours, mais une chose est sûre, il nous reverra très vite…. Le dimanche, rendez-vous était pris avec mon traditionnel spot de fin de séjour breton. Une rivière régulière, d’une profondeur moyenne de 50cm, avec un peu d’herbes mais surtout très sablonneuse. Très vites, les poissons réagirent aux vibrations de ces redoutables petites tournantes. Beaucoup de touches encore une fois, mais cette fois si une moyenne plus élevée, avec quelques
poissons sortant du lot. Entre pluie et soleil, cette dernière matinée fut riche en jolis poissons.




Nous finirons cette matinée en observant 2 superbes castillons en pleine forme dans un calme profond, probablement en pause avant de remonter davantage. Un spectacle toujours impressionnant !

Au cours de ce séjour, nous avons pu expérimenter et constater plusieurs choses. Tout d’abord, notre choix de leurres a été assez restreint. En effet, nous avons utilisé essentiellement l’AR-S, dans toutes ses tailles. Elles sont particulièrement adaptées aux eaux Bretonnes, surtout à cette période de l’année. En effet, les plus petites tailles permettent de pêcher efficacement les zones très peu profondes en ramenant dès la tombée du leurre et également les petits ruisseaux aux petits poissons si méfiants. En montant en tailles, elles permettent également de peigner un pool profond jusqu’à 3 mètres et d’y dénicher les plus jolis poissons. Enfin, elles sont également redoutables en
plein courant, même très rapide, leur palette tournant à la moindre sollicitation. Un avantage que je lui trouve primordial est son émerillon intégré, qui permet de ne pas monter un émerillon supplémentaire pour éviter de vriller le corps de ligne. Un simple noeud suffit, la discrétion est donc optimisée, en même temps que la durabilité du matériel et le confort de pêche !

D’autre part, le constat de la pêche en spot sauvage est sans appel. Les poissons sont moins craintifs et les populations y sont plus riches. Il est important de rechercher en permanence les spots les moins pêchés, peu connus, ils peuvent vraiment rapporter de très belles surprises, en plus d’une tranquillité assurée.

Enfin pour l’époque, les niveaux d’eau sont très bas. Même si nous sommes en été, les niveaux sont vraiment alarmants. Heureusement qu’il a bien plu ces dernières semaines, ils doivent avoir remonté un minimum. Chaque année, les niveaux atteignent des seuils toujours plus critiques, des poissons meurent et les rivières s’appauvrissent. En Bretagne les interdictions de pêche sont de plus en plus précoces, pour essayer de diminuer les risques pour les migrateurs.

C’est en voyant ce genre de choses que l’on se rend compte de la fragilité de notre milieu. Alors même s’il est difficile de faire tomber la pluie, prenons soins de nos rivières tant que nous le pouvons encore ! We aim to please Mother Nature….

24/10/2017

Truite 2017 : le top ten

Par Laurent Renard


Une arc-en-ciel de 72 cm prise en rivière au D-Contact 85 juste avant sa remise à l'eau



La même en gros plan


Plutôt que de faire le traditionnel bilan de fin de saison, pour changer un peu, voici un petit condensé de mes plus beaux moments passés  à traquer les truites cette année.
Moments partagés car ce sont ceux qui restent gravés à jamais dans nos têtes.
Partagés oui, mais pas n'importe comment et pas avec n'importe qui. Au fil des années, on apprend à connaître les gens, à savoir ceux qui sont fiables, à ne plus perdre de temps avec d'autres (qu'on oublie très vite)...
La vision commune que l'on a de la pêche est aussi importante pour pouvoir passer des moments ensemble, et relâcher les poissons pris en fait partie. Pas forcément tous (je n'aime pas les extrémistes que ce soit dans un sens ou dans l'autre) mais la majeure partie. Personnellement je remets à l'eau toutes les grosses truites que je capture quand c'est possible, mais loin de moi l'idée de vouloir imposer ma façon de faire ou d'en faire un exemple.

Troutin'spin Interboron et D-Incite 53 : une association idéale !

Pour commencer, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ce poisson qui faisait 65 cm, et que je pris à la mouche en rivière avec l'ami Thomas en début de saison. Simplement pour sa robe que je ne me lasse pas d'admirer. 
Juste avant la remise à l'eau...

Moment partagé avec Roman au bord d'un lac de montagne, où cette truite de quasiment 70 cm nous livra un combat démoniaque sur Dragonbait Trout Large Stream et D-Contact 72. Nous ne réussirons pas à la faire repartir d'ailleurs, à notre plus grand regret.


La Dragonbait Trout Large Stream est un pur régal en combat.
Truite prise au D-Contact 72
Les temps forts de la saison peuvent aussi concerner des poissons de taille bien plus modeste comme cet omble chevalier pris sur un lac des Pyrénées-Orientales durant l'été. Ce poisson que je n'avais pas piqué depuis quelques années me ravira au moment où je le verrai arriver en surface à une dizaine de mètres de moi. Jacques qui m'accompagnait ce jour-là, en décrochera un autre à ses pieds sur le même lac mais sur un D-Incite 53.
Omble chevalier pris au D-Contact 85
La truite qui suit fut piquée en tout début de saison en rivière sur un AR-FS Minnow et Dragonbait Trout Large Stream.
 
Les leurres de couleurs vives sont peu utilisés par les pêcheurs de truite, et c'est un tort. Les coloris "flashy" fonctionnent très bien, et même en pleine luminosité. Cette truite prise sur un D-Incite 53 coloris 02 semble accréditer cette thèse.
Combat tendu pour ce poisson...
La truite qui suit a une saveur toute particulière pour moi. Elle est la plus grosse que j'ai pu leurrer en rivière en 2017 (68 cm), et c'est pourtant mon ami Michaël qui la repéra et la tenta le premier. Par malchance, il s'accrocha à une branche en lançant et me proposa donc de la tenter. Un passage du D-Contact 72 coloris V2 suffit pour la leurrer. Ce poisson fut relâché dans de bonnes conditions après 2/3 photos. Pour la petite histoire, je m'acquitterai  de ma "dette" dès le lendemain avec la truite arc-en-ciel que Michaël présente sur la première photo de l'article...
La truite qui suit fut prise avec Roman, elle a ceci d'exceptionnel que j'en prendrai deux coup sur coup dont une 50 + sans bouger de place. Un très bon souvenir...

60 + prise au D-Incite 53 sur Troutin'spin Interboron

Joli bécard sur D-Incite 53 WH
Les deux photos qui suivent de cette truite prise au D-Incite 53 me rappellent la robe exceptionnelle de ce poisson qui mesurait 61 cm si mes souvenirs sont bons. Métallique est le mot qui conviendrait le mieux je crois


Deux petites dernières pour finir :
Finalement, je crois qu'il y en a un peu plus que dix ! J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur... Et pour finir en beauté, une petite dernière prise par Michaël avec en prime la vidéo de la remise à l'eau de cette merveille de 69 cm. Juste pour le plaisir.
Superbe poisson pris au Flash J Split 3"


Merci aux photographes Thomas, Michaël, Roman, Robin, Laurent, Jacques et Julien bien sûr.







07/09/2017

Liche & Metal Forcast

Par Benjamin JACQUOT

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, des thons rouges aux petites Carangues de Méditerranée! Rendez-vous est donné à Sylvain et Guillaume pour une journée de pêche sur chasse à l'embouchure du Rhône. Les sorties précédentes ont été très fructueuses concernant la pêche des thons sur chasse et c’est avec une certaine sérénité que nous abordons cette journée. Dès la sortie du Rhône, de très belles chasses d’oiseaux ont lieu dans le Rhône. Nos sens sont en alerte, je sors les cannes light et les casting jigs. Sylvain et Guillaume sont sur-motivés, je les préviens que ce sont sûrement des maquereaux ou des liches glauques…

Pêche au leurre sur les chasses d'oiseaux
Pêche au leurre sur les chasses d'oiseaux

Ni une ni-deux Guillaume enregistre les premières touches et les décroches… Puis c’est au tour de Sylvain d’ouvrir le bal avec une petite liche glauque (Trachinotus ovatus) !! Magnifique petit poisson de la famille des carangues qui retrouvera très vite la liberté…


Pêche d'une Liche Glauque au leurre (petites Carangues de Méditerranée)
Nous enchaînons quelques chasses sans succès, lorsqu’un regroupement d’oiseaux plus sérieux nous oriente dans les eaux troubles du Rhône. Ni une ni-deux les castings jigs (Métal Forcast) volent et Guillaume ne tarde pas à piquer un poisson. Le combat est plus sérieux, le frein chante jusqu’à ce que le poisson se rende, c’est une petite liche amie (Lichia amia)  !!! Elle aussi appartenant à la grande famille des caranguidés. Magnifique, la joie est au rendez-vous une ou deux photos souvenir et elle repart aussi vite qu’elle est apparue…


Liche amie en fin de combat

Liche amie en fin de combat


Liche amie de l'embouchure du Rhône (Carangues de Méditerranée)
 Rapidement les chasses de ces petites Carangues de Méditerranée se calment et nous décidons de monter au large chercher les chasses de thons…
Les thons sont là, mais les chasses sont furtives et mobiles. Difficile de cadrer les poissons et d’anticiper le déplacement des bancs de thons. Nous enchaînons les déplacements toute la matinée pour tenter de piquer un poisson. Puis, dans une toute petite chasse, c’est la touche et la décroche instantanée !

L’après-midi sera plus riche en chasse mais les poissons toujours aussi peu réceptifs aux leurres. Sylvain se fera suivre sont Magnum Surger sur une belle chasse, je revois encore cette masse sombre le suivre.... Nous ferons d'ailleurs une bonne dizaines de lancers dans cette même chasse sans enregistrer de touche. Impossible de déclencher une nouvelle attaque de l'après midi malgré toutes les chasses de thons que nous avons pu aborder !


Magnum Surger

 Cette fois-ci les thons auront eu raison de nous et de nos leurres mais ce n’est que partie remise... La prochaine fois, notre détermination sera encore plus grande!

Vous aussi venez vivre des sensations fortes et faites confiance à Exotic Fishing Méditerranée et son moniteur-guide de pêche diplômé d’état pour vous enseigner cette technique et vous faire vivre une journée exceptionnelle.
A très bientôt
Benjamin

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11/08/2017

Thon et Tassergal au leurre

Par Benjamin JACQUOT

Voilà déjà quelques mois que nous avions programmé une journée de pêche aux leurres avec Frédéric. Après avoir échangé un long moment ensemble lors du salon de Clermont Ferrand sur le stand SMITH-MARRYAT, les objectifs de la journée étaient clairs, saisir les opportunités et pourquoi pas un peu de diversité avec du thon rouge et des tassergals!

Le jour J approche, je fais le point la veille avec Frédéric sur les conditions du moment et l’informe que le second stagiaire qui devait se joindre à nous a eu un empêchement de dernière minute et que par conséquent, il sera seul avec moi !

Nous arrivons sur l’embouchure au petit matin, la mer est calme et nous en profitons pour faire quelques lancers au Popper afin de voir s’il n’y aurait pas quelques liches en activité… Après une première dérive sans attaque ni suivi, je lui propose de monter au thon rapidement afin de profiter de l’activité matinale.
C’est parti nous voilà en route sur le spot de chasse !!! Pas le temps de nous rendre sur la zone de la veille, nous trouvons des chasses sur le trajet et nous engageons donc les hostilités !!

Premier thon rouge !

Il en a rêvé des nuits durant, des chasses de folie, des poissons qui sautent, des rushs surpuissants sans vraiment savoir à quoi s’attendre… et, il est là pendu au bout de la ligne ! L’action a été très rapide, la chasse, l’attaque, le rush… Il n’aura pas fallu beaucoup de chasse avant de piquer le premier poisson… Frédéric engage sont premier combat sur un petit thon rouge !!

Frédéric en combat sur son premier thon rouge!


Arrivée du thon en surface!


Fin du combat pour ce thon !


Quelques secondes avant de retrouver la liberté !



Un deuxième thon, plus gros et toujours sur chasse !
Le temps de boire un coup d’eau, de reprendre nos esprits et nous voilà de nouveau en action. Nous scrutons l’horizon, les chasses se font plus discrètes, plus furtives, plus mobiles… Puis, à force de persévérance, c’est la touche ! Le rush est beaucoup plus puissant, la sensation de lourdeur plus forte, c’est plus gros !!! (Probablement une quarantaine de kilos...) Je suis l’évolution du combat et du poisson sur l’écran de la NavNet TZT2 de chez FURUNO! (Comme un film en direct!)


Capture d'écran lors du combat sur le thon rouge de Frédéric!
Pomper, pomper pour faire monter ce poisson le plus rapidement possible afin de le relâcher dans les meilleures conditions possibles ! Il ne reste plus que quelques mètres de tresse lorsque c’est la casse… La tresse de 60lb vient de céder à quelques minutes seulement de la délivrance ! Nous sommes dépités, d’une part de ne pas avoir vu ce poisson, mais surtout de le savoir avec un leurre dans la bouche… !

Frédéric en combat sur ce deuxième thon !

Frédéric en combat sur ce deuxième thon !

Le temps de vérifier une énième fois les tresses, les nœuds et de refaire un bas de ligne, nous scrutons déjà l’horizon à la recherche de sternes, d’éclats ou de tous autres indices, mais, l’activité est clairement retombée. Nous en profitons pour manger un morceau afin d’attendre une éventuelle reprise d’activité. Rien n’y fait, plus une chasse digne d’être attaquée. Je lui propose donc de nous rabattre sur les tassergals de l’embouchure. L’opportunité de changer de pêche le motive et nous opérons un repli stratégique.

Tassergals au VAPRAX !
Les tassergals sont bien là, les attaques de surfaces sont régulières et les combats acrobatiques. La journée se terminera dans l’action avec de nombreux tassergals et même un mulet !

Frédric avec un des Tassergals pris au Vaprax F

Même le capitaine profite des Tassergals!

Mulet du Rhône pris avec les Tassergals au Vaprax prop F
Mulet du Rhône pris avec les Tassergals au Vaprax prop F
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A très bientôt
Benjamin

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03/07/2017

Loup : un printemps en dents de scie en Méditerranée



Par Laurent Renard

Le Zipsea Pen, un leurre parfait quand la pêche est délicate que ce soit en plage comme ici ou en étang.
La saison 2017 a débuté bizarrement du côté de la Méditerranée. En effet, le début de saison a été explosif, avec de belles prises de loups dès le début du mois d’avril.

Poisson de 67 cm, pris en début de saison en étang au Jib 110.
Petit loup d'un étang languedocien pris au mois de mai.
Ensuite, les choses se sont gâtées jusqu’à début juin où les pêches sont redevenues un peu plus régulières. La période du mois de mai fut très décevante, tant par le nombre que par la taille des prises.

Le premier loup de 2017, pris au Jib 90 SP
Il n’y a guère qu’en côte rocheuse où il s’est pris quelques loups corrects durant cette période.
Un loup de roche pris sur un Haluca
Les leurres à bavette ont fait la différence car bien adaptés à ces pêches dans des conditions difficles : Haluca 145, Saruna 125.

Roman en action avec sa Dragonbait Seabass
Ailleurs, que ce soit en plage, en embouchure ou en étang les prises furent très sporadiques, et une parfaite connaissance des mœurs de notre ami labrax était requise pour s’en sortir honorablement.

Le Jib 110 : un leurre merveilleux pour le loup quand les conditions sont délicates.
Il convenait donc de pêcher de façon fine, en utilisant des leurres adaptés à ces pêches : Jib 90 et 110 (étang et plage) ou leurre de surface silencieux (Zipsea Pen), Saruna (plage et côte rocheuse), Flash J Shad en buzzing ou Flash J Split animé façon « mort manié » en étang.

Un Flash J Shad en buzzing au coup du soir
L’utilisation de coloris inhabituels ou visibles de loin a permis aussi de faire la différence quand c’était nécessaire. Ainsi, le Flash J jaune m’a souvent sauvé ou encore le Jib ou le Saruna dans des versions « flashy ».

Saruna : un coloris incitatif est souvent déterminant de nuit.

En étang, on s’en sort en général assez facilement et cette pêche est à recommander aux pêcheurs souhaitant s’initier à la pêche du loup car elle demeure très accessible. Il est même possible de prendre de beaux loups sans avoir une réelle expérience de ce poisson, en montant un Flash J Shad par exemple sur un hameçon texan et en pratiquant un lancer-ramener en surface (buzzing).

Jib 90 SP

Beau loup d'étang où la pêche est bien plus facile ! Ce genre de prise est donc à relativiser.
Il en est tout autrement de la pêche en plage ou en côte rocheuse où là, il est très facile de se casser les dents. Ici, l’expérience, le sens de l’eau et la capacité d’observation du pêcheur font la différence et il est exceptionnel qu’un pêcheur débutant s’en sorte. La pêche de nuit révèle aussi la qualité et la dextérité du pêcheur ; ici on ne voit rien : tout se passe au ressenti, à l’ouïe, à la sensibilité du courant qui va guider le pêcheur dans la conduite du leurre…

Poisson pris en plage au Jib 110
Des conditions difficiles pour la pêche en étang, même si le paysage est superbe !
Le Jib 110 permet de s'en sortir dans de nombreuses situations !
Tous ces petits détails qui mis bout à bout permettent de prendre régulièrement du loup si la technique est parfaitement maitrisée… ou pas dans le cas contraire.

Le Cherry Blood SR90 est aussi un leurre régulier.




Je connais personnellement très peu de pêcheurs qui soient capables de prendre régulièrement du poisson dans ces derniers types de configurations et donc de s’adapter à tout type de situation, ils se comptent sur les doigts d'une de mes mains. Et j’ai pourtant eu l’occasion de croiser pas mal de pêcheurs ces dernières années.

La beauté des paysages de côte rocheuse
Beaucoup renoncent après quelques sorties alors que parfois ils sont passés tout près de prendre un loup, parfois sans même le savoir. Un petit détail a cloché au moment où il ne fallait pas : un pas de trop dans l’approche, un lancer trop appuyé et trop bruyant, un leurre ramené trop rapidement, un arrêt lors d’un suivi en surface, une canne trop raide et un poisson décroché… Les raisons sont innombrables mais le résultat est le même.

Lunker de 74 cm pris en  plage sur un Zipsea Pen
L’idéal est de miser sur une canne qui ait une bonne tenue du poisson, puis de pêcher en essayant d’être le plus discret possible. Si vous effrayez les mulets par exemple, dîtes vous que vous n’êtes pas dans les cordes pour espérer un loup. Ralentissez votre progression, gardez profil bas, utilisez les zones d’ombres s’il y en a (notamment en côte rocheuse).

Un leurre souple peut faire la différence parfois, mais c'est loin d'être une règle. Ici le Tumbler de BFT.



 Si les leurres sont importants dans le succès et sont bien souvent déterminants, il n’en demeure pas moins que la qualité de l’approche reste la clé dans la pêche de ces poissons. Ne les cherchez pas loin, ils sont dans 90 % des cas à vos pieds !

Petit loup d'étang pris à 3 mètres du bord au Cherry Blood SR 90.

Et pour finir en beauté, la première daurade de 2017 prise au Jib 90 SP comme chaque année, quand ces belles aux sourcils d'or se gavent de petits mulets à la fin du printemps, la nuit venue.


Un grand merci pour les photos à Jacques, Roman, Jordan et Robin.
Je vous souhaite à tous de passer un bel été, que ce soit au bord de l'eau ou ailleurs !