03/07/2017

Loup : un printemps en dents de scie en Méditerranée



Par Laurent Renard

Le Zipsea Pen, un leurre parfait quand la pêche est délicate que ce soit en plage comme ici ou en étang.
La saison 2017 a débuté bizarrement du côté de la Méditerranée. En effet, le début de saison a été explosif, avec de belles prises de loups dès le début du mois d’avril.

Poisson de 67 cm, pris en début de saison en étang au Jib 110.
Petit loup d'un étang languedocien pris au mois de mai.
Ensuite, les choses se sont gâtées jusqu’à début juin où les pêches sont redevenues un peu plus régulières. La période du mois de mai fut très décevante, tant par le nombre que par la taille des prises.

Le premier loup de 2017, pris au Jib 90 SP
Il n’y a guère qu’en côte rocheuse où il s’est pris quelques loups corrects durant cette période.
Un loup de roche pris sur un Haluca
Les leurres à bavette ont fait la différence car bien adaptés à ces pêches dans des conditions difficles : Haluca 145, Saruna 125.

Roman en action avec sa Dragonbait Seabass
Ailleurs, que ce soit en plage, en embouchure ou en étang les prises furent très sporadiques, et une parfaite connaissance des mœurs de notre ami labrax était requise pour s’en sortir honorablement.

Le Jib 110 : un leurre merveilleux pour le loup quand les conditions sont délicates.
Il convenait donc de pêcher de façon fine, en utilisant des leurres adaptés à ces pêches : Jib 90 et 110 (étang et plage) ou leurre de surface silencieux (Zipsea Pen), Saruna (plage et côte rocheuse), Flash J Shad en buzzing ou Flash J Split animé façon « mort manié » en étang.

Un Flash J Shad en buzzing au coup du soir
L’utilisation de coloris inhabituels ou visibles de loin a permis aussi de faire la différence quand c’était nécessaire. Ainsi, le Flash J jaune m’a souvent sauvé ou encore le Jib ou le Saruna dans des versions « flashy ».

Saruna : un coloris incitatif est souvent déterminant de nuit.

En étang, on s’en sort en général assez facilement et cette pêche est à recommander aux pêcheurs souhaitant s’initier à la pêche du loup car elle demeure très accessible. Il est même possible de prendre de beaux loups sans avoir une réelle expérience de ce poisson, en montant un Flash J Shad par exemple sur un hameçon texan et en pratiquant un lancer-ramener en surface (buzzing).

Jib 90 SP

Beau loup d'étang où la pêche est bien plus facile ! Ce genre de prise est donc à relativiser.
Il en est tout autrement de la pêche en plage ou en côte rocheuse où là, il est très facile de se casser les dents. Ici, l’expérience, le sens de l’eau et la capacité d’observation du pêcheur font la différence et il est exceptionnel qu’un pêcheur débutant s’en sorte. La pêche de nuit révèle aussi la qualité et la dextérité du pêcheur ; ici on ne voit rien : tout se passe au ressenti, à l’ouïe, à la sensibilité du courant qui va guider le pêcheur dans la conduite du leurre…

Poisson pris en plage au Jib 110
Des conditions difficiles pour la pêche en étang, même si le paysage est superbe !
Le Jib 110 permet de s'en sortir dans de nombreuses situations !
Tous ces petits détails qui mis bout à bout permettent de prendre régulièrement du loup si la technique est parfaitement maitrisée… ou pas dans le cas contraire.

Le Cherry Blood SR90 est aussi un leurre régulier.




Je connais personnellement très peu de pêcheurs qui soient capables de prendre régulièrement du poisson dans ces derniers types de configurations et donc de s’adapter à tout type de situation, ils se comptent sur les doigts d'une de mes mains. Et j’ai pourtant eu l’occasion de croiser pas mal de pêcheurs ces dernières années.

La beauté des paysages de côte rocheuse
Beaucoup renoncent après quelques sorties alors que parfois ils sont passés tout près de prendre un loup, parfois sans même le savoir. Un petit détail a cloché au moment où il ne fallait pas : un pas de trop dans l’approche, un lancer trop appuyé et trop bruyant, un leurre ramené trop rapidement, un arrêt lors d’un suivi en surface, une canne trop raide et un poisson décroché… Les raisons sont innombrables mais le résultat est le même.

Lunker de 74 cm pris en  plage sur un Zipsea Pen
L’idéal est de miser sur une canne qui ait une bonne tenue du poisson, puis de pêcher en essayant d’être le plus discret possible. Si vous effrayez les mulets par exemple, dîtes vous que vous n’êtes pas dans les cordes pour espérer un loup. Ralentissez votre progression, gardez profil bas, utilisez les zones d’ombres s’il y en a (notamment en côte rocheuse).

Un leurre souple peut faire la différence parfois, mais c'est loin d'être une règle. Ici le Tumbler de BFT.



 Si les leurres sont importants dans le succès et sont bien souvent déterminants, il n’en demeure pas moins que la qualité de l’approche reste la clé dans la pêche de ces poissons. Ne les cherchez pas loin, ils sont dans 90 % des cas à vos pieds !

Petit loup d'étang pris à 3 mètres du bord au Cherry Blood SR 90.

Et pour finir en beauté, la première daurade de 2017 prise au Jib 90 SP comme chaque année, quand ces belles aux sourcils d'or se gavent de petits mulets à la fin du printemps, la nuit venue.


Un grand merci pour les photos à Jacques, Roman, Jordan et Robin.
Je vous souhaite à tous de passer un bel été, que ce soit au bord de l'eau ou ailleurs !

15/06/2017

Ouverture des lacs de montagne 2017


Par Laurent Renard



Superbe truite prise au D-Incite 53

L’ouverture des lacs de montagne avait lieu cette année le 27 mai dans les Pyrénées-Orientales. J’avais prévu de pêcher 2 lacs où les chances de capturer une truite de plus de 50 cm étaient élevées. Les D-Contact 85 attendaient sagement dans la boîte à leurres cette fameuse journée…
Une superbe truite de 52 cm au D-Contact 63
 Malheureusement, un gros rhume m’obligea à rester à la maison, et à reporter à plus tard cette journée. Mon cousin Jacques de son côté se rendit sur ces lacs et parvint à prendre une magnifique truite de 52 cm sur un D-Contact 63 coloris.




C’est donc avec un certain décalage que je ferai mon ouverture des lacs 2017. L’affluence ayant été très forte sur les lacs prévus le jour J, nous décidâmes de privilégier des lacs plus éloignés où quelques heures de marche étaient nécessaires pour les atteindre. Ceci devrait nous garantir une certaine tranquillité, d’autant plus que la météo n’est pas bonne. En effet, dès 15 heures, de forts orages étaient annoncés. Nous savons que nous avons peu de chances de capturer des grosses truites sur ces lacs, mais le nombre des captures compense en général leur taille moyenne peu élevée.
Une truite un peu maigre encore après l'hiver en montagne


Nous voilà donc partis à l’aube pour effectuer notre marche d’approche. C’est un vrai plaisir de retrouver ces paysages magiques, et la beauté des lieux nous fait vite oublier les efforts fournis pour y parvenir.


Sur le premier lac, après une ½ heure de pêche, nous n’avons pas enregistré la moindre touche ! Je commence à douter de notre stratégie quand soudain je ressens une tape très franche dans ma Dragonbait Trout ! Un ferrage sec et voilà une belle zébrée qui se débat au bout de la ligne. Le D-Incite 53 a encore frappé ! Tandis que je décroche ce premier poisson, Jacques ramène de son côté une belle arc-en-ciel d’une quarantaine de centimètres qui sera délicatement remise à l’eau. Puis c’est encore moi qui ramène un autre poisson dans la minute suivante ! Jacques est de nouveau attelé de son côté à ce qui semble être un saumon de fontaine, mais ce dernier  décrochera à ses pieds. Nous venons de passer dix minutes de pure folie, qui se terminent aussi étrangement et rapidement qu’elles ont commencé.
Une belle arc-en-ciel au D-Incte 53

Le calme revenu, nous poursuivons notre prospection, et c’est une magnifique zébrée qui se saisit du D-Incite 53 à trois mètres du bord, sortie comme une fusée de sa cache.


Une autre victime du D-Incite
Nous continuons notre marche pour atteindre deux autres lacs plus en altitude. Une Pure 5 grammes Nacre arme mon lancer et fera mouche à deux reprises. Elle me permet de pêcher plus creux, et plus lentement sur ces lacs situés à plus de 2000 mètres d’altitude.


La Pure Nacre aura permis de faire la différence par moments.
Jacques de son côté joue de malchance et décroche systématiquement à ses pieds tous les poissons qu’il touche !

Le D-Incite toujours et encore
A onze heures, une pause rapide nous permet d’engloutir un sandwich, puis nous reprenons la pêche. Je monte un D-Contact 85 dans l’espoir d’intéresser un beau poisson, et serait récompensé… mais par trois poissons autour de 35 cm ! Cela tend à prouver une fois de plus que nous pêchons sûrement avec des leurres trop petits la plupart du temps.
Cette truite n'a pas eu peur d'attaquer un D-Contact 85 Vairon

Je persiste et finis par tenir un beau spécimen que j’évalue entre 1 et 2 kilogrammes. Malheureusement ce dernier me fausse compagnie après une vingtaine de secondes de combat.  La Dragonbait Trout 8'3" en 4 brins est idéale pour ces pêches en altitude non seulement pour son faible encombrement (on la glisse aisément dans son sac à dos) mais aussi pour sa capacité à pouvoir lancer une large gamme de leurres (du D-Compact au -Contact 85).


Encore une sur le D-Contact 85 !



Nous voilà maintenant sur le dernier lac, et là les truites se rapprochent des bordures en raison d’une éclosion d’éphémères. Nous observons régulièrement des gobages et pêchons ces poissons souvent dans peu d’eau. Ils répondent bien aux petits leurres : D-Compact, D-Incite 44 et D-Contact 50.


La pêche au pied d'un névé, il y a pire comme décor !
Nous en prenons quelques-uns, et Jacques prendra le dernier poisson sur un D-Contact 50 au bout de sa Trout’in Spin Multiyouse. A 14 heures, nous entamons la descente vers la « civilisation », et pour une fois la météo sera fiable : à peine arrivé à la voiture deux heures plus tard, l’orage éclate ! Nous l’avons échappé belle. Il pleuvra d’ailleurs des cordes toute la soirée. Fort heureusement, nous dégustons une bière blanche bien au chaud dans le chalet à ce moment-là. Cette journée aura finalement tenu toutes ses promesses et les belles truites capturées nous ont donné envie de revenir très vite sur ces lacs d'altitude !

31/05/2017

GUPPIE & PIKE

Par Thibault



L’avantage quand vous effectuez un voyage en Irlande, c'est que vous savez qu'il y a un fort potentiel halieutique. Ce qui vous permet de tester un maximum de leurres, dans des couleurs et des animations toutes aussi différentes.
Comme beaucoup de binôme, nous avons l'habitude avec Batiste de pêcher à l’opposé afin de trouver plus rapidement la pêche du moment : leurre dur / leurre souple, couleur vive / couleur naturelle, animation lente / animation rapide, etc.
C’est ainsi que lors de ce séjour nous avons pu nous apercevoir, en autre, que le Pig Shad rose était beaucoup plus efficace que  les autres coloris. Mais nous avons eu également l'opportunité de tester la nouveauté 2017, le « Guppie » :

GUPPIE & GUPPIE JR


Un jerk lourd et silencieux de 120g armé d'une caudale souple, interchangeable de type Grub ou paddle.


 Voici le récit d’une journée plutôt productive :

Au 5ème jour, nous avons débuté la journée sur un spot protégé du vent, qui nous avait donné quelques poissons la veille. Je balaye mon côté au Pig Shad rose, étant donné les bons résultats que nous avions déjà eu avec, mais aucune touche. Batiste quand à lui passe derrière moi au Wolf Tail chartreux pour des vibrations différentes. Au 1er lancer il sanctionne un bec de 70. Dans la foulée je monte le Guppie, qui avait déjà bien donné la veille avec sa caudale faucille, et qui ressemble déjà plus aux vibrations du Wolf Tail. Après quelques lancés animés de légères tirées, je sanctionne à mon tour un bec de 70. On ne s’éternise pas sur ce petit spot, et basculons directement sur le suivant, beaucoup plus grand. Malgré le vent, on arrive à se caler en début de fosse pour pouvoir pêcher la cassure. 4m d’eau sous le bateau. Toujours armé du Guppie, j’effectue 2 lancés plein axe de la fosse, toujours en animation minimaliste, rien. Au 3éme lancé sur la même trajectoire, j’anime plus sèchement à grand coup de jerk,  et  « boum » un bec de 80. Après la petite photo d’usage, 4ème lancé, grands coups de jerk «  BOUM » un bec de 95 ! S’en suivra d’autres prises au cours de la journée.

 
Le Guppie a été pour nous d’une redoutable efficacité. Il nous a permis de prospecter différentes profondeurs, mais étant assez lourd mieux vaut l’utiliser dans 2,5m d’eau minimum. Suivant l’humeur des brochets il aura fallu savoir varier l’animation pour déclencher les attaques. Nous avons essentiellement pêché avec la queue « faucille »,  la queue « paddle » freinant la nage du leurre sur les animations et étant plutôt conçue pour une nage linéaire.


Avec les superbes coloris disponibles, nous avons bien entendu hâte de le tester dans nos eaux …


Thibault
    

10/05/2017

SURGER & SUPER SURGER les incontournables pour le thon

Par Benjamin JACQUOT



Le Surger est probablement à la pêche des poissons pélagiques sur chasse
ce que le D-contact est à la pêche de la truite,
UN INCONTOURNABLE !
Super surger 80

J’entends souvent dire de la pêche sur chasse qu’il suffit de lancer un leurre au milieu de la marmite et c’est bon ! Il faut bien reconnaitre que c’est parfois le cas et, dans ces conditions, tous les leurres sont bons… Il serait même difficile d’en apprécier la qualité et les performances.

 Gerbe d’eau créée par un thon rouge en chasse

Mais, ceux qui la pratique régulièrement, savent à quel point ces poissons sont beaucoup plus malins et difficiles à leurrer qu’il n’y parait. Il est donc essentiel d’utiliser des leurres véritablement efficaces et de confiance. Aussi, c’est avec le temps que les Surger, leurres imitatifs par excellence, sont devenus pour moi des incontournables et ont gagné toute ma confiance.
Initialement destinés à la pêche du bar, les Surger ont rapidement trouvé une place de choix dans la boite des pêcheurs de thonidés. En effet, les résultats obtenus sur chasse grâce à ces leurres sont exceptionnels et méritent que l’on s’y intéresse… Je vais donc vous parler de ce leurre ou plutôt de cette famille de leurre et des possibilités d’utilisation qu’ils nous offrent lors de la pêche des pélagiques sur chasse.

La famille des SURGER au complet !*
*Nous ferons abstraction des troutin surger dont nous ne parlerons pas ici.

Commençons par un petit rappel des membres de la famille SURGER présents sur la photo et qui sont les fiers représentants de la gamme :
En haut, le Magnum Surger 120, c’est le plus grand et le plus lourd de la famille avec 12 cm et 52 g.
Le rose en dessous (coloris # 07) est le représentant des Super Surger 100 avec 32 gr pour 10 cm. C’est clairement le plus polyvalent de la gamme !
Juste en dessous encore, le Surger 100, un peu plus léger avec 28 gr au compteur
Enfin, le petit dernier de la bande, le Super surger 80 avec 8 cm pour 17.5 gr n’en reste pas moins un grand leurre.
Avec une plage de taille allant de 8 cm à 12 cm, les Surger couvrent ainsi l’essentiel des gammes de taille dont nous avons besoin. En effet, lorsque les bonites et les thons chassent, ils sont souvent focalisés sur une taille de proie bien spécifique dont il convient de se rapprocher au maximum pour espérer déclencher des attaques. En ce sens, la déclinaison en 3 tailles de ce leurre est vraiment intéressante puisqu’elle nous permet de coller au plus près de la réalité.

Que ce soit sur les chasses de thons ou de bonites, je les utilise dans presque toutes les conditions de pêche, que les chasses soient furtives ou bouillonnantes, par mer d’huile ou démontée, j’ai toujours obtenu des résultats très corrects et réguliers. Cependant, dans les conditions difficiles qu’il révèle tout son potentiel. Je ne compte plus le nombre de sorties sauvées grâce à ce leurre.

Seront donc utilisés :
Pour le thon* les modèles en 10 cm (Surger 100 et Super Surger 100) et 12 cm (Magnum Surger 120)
Pour les bonites (thonines, bonitous et pélamides), seront privilégiés les modèles en 80 mm (super surger 80) et 100 mm (Surger 100 et super surger 100).
 *le surger 80 étant trop léger (17.5gr) pour être lancé avec un ensemble de 50lb ou plus…


L’atout de ce leurre est véritablement dans sa morphologie qui imite parfaitement celle des anchois et sardines dont se nourrissent les prédateurs. Cependant, un leurre n’est pas efficace parce qu’il est beau et c’est dans les détails qu’il se démarque. Avec une face ventrale aplatie et un équilibrage judicieusement calculé, il est à la fois d’une simplicité d’utilisation déconcertante et un leurre technique avec de multiples possibilités d’animation.
Si les possibilités d’animation sont multiples et variées, je vais vous présenter trois style d’animations que j’affectionne particulièrement :
Le « Twitching »
La première animation que je pratique régulièrement est le lancer ramené avec « twitch ». Les « twitch » du verbe anglais « to twitch = tressauter, trembler » sont des petits mouvements secs, répétés et rapides du scion. Ils vont désaxer légèrement le leurre et lui donner une nage saccadée qui a pour effet d’imiter un poisson fourrage en fuite blessé !
Il ne faut pas hésiter également à varier la vitesse de récupération et à effectuer de très courtes pauses lors de la récupération.

Conseil d’armement : Dans ce cas de figure, les Surger peuvent être armés avec des triples ou des simples.

Le « linéaire »
Lorsque l’animation « agressive » en twitching ne provoque pas l’attaque des poissons, j’utilise l’animation la plus simpliste qu’il soit en matière de pêche au leurre, le linéaire ! Le linéaire qui est en réalité une absence d’animation puisqu’il consiste simplement à récupérer la ligne avec le moulinet.
Lors du tumulte des chasses, certaines proies se retrouvent isolées du ou des bancs et ne bénéficient plus de la protection toute relative de celui-ci. On observe alors des poissons seuls ou en tout petit banc de quelques individus tenter de fuir juste sous la surface avec une nage erratique bien particulière… C’est cette situation que vient reproduire un surger ramené en linéaire. En effet, il va effectuer un « S » qui va fortement se rapprocher de cette nage et ainsi capter l’attention des prédateurs.
Canne basse le leurre va plutôt évoluer sous la surface. A privilégier lorsqu’il y a beaucoup de vent pour éviter d’avoir une bannière trop importante et ainsi rester en contact avec le leurre.

Canne haute, le surger va évoluer en sub-surface et venir « flapper » légèrement ou créer un sillon à la surface de l’eau. Cette dernière est particulièrement efficace, notamment par mer d’huile et lorsque les poissons semblent marsouiner en surface (c’est bien souvent la seule manière de déclencher une attaque). Un point positif de cette animation est également de soustraire tout ou partie de la tresse et du bas de ligne de l’eau ce qui augmente considérablement la discrétion de la présentation.
Des proies faciles que nos amis ne manquent pas de saisir… !


Conseil d’armement : Pour un maximum d’efficacité et une nage améliorée, je conseille fortement l’utilisation d’un hameçon simple. Il aura pour avantage d’être beaucoup plus discret et de moins brider le leurre, favorisant ainsi la nage en S.


Le rolling
Elle a pour but d’utiliser de manière optimale une des particularités de ce leurre qui est le « rolling ». Le « rolling » est le fait que le leurre va osciller flanc sur flanc lors de la descente.
Lorsque je souhaite utiliser cette particularité, je me positionne canne haute pour contrôler la descente du surger (Attention, sans le brider !). Pour une efficacité optimale, il faut tenter de soustraire au maximum l’effet de portance de la tresse en accompagnant la descente du surger. Cette animation, un peu plus technique est d’une efficacité redoutable sur les fins de chasse (lorsque les poissons n’éclatent plus en surface mais qu’on perçoit encore les remous). En effet, la descente en rolling du surger va imiter un poisson fourrage tué lors de la chasse et qui sombre doucement dans les abysses.
La difficulté de cette animation réside selon moi dans la perception de la touche et le ferrage. En effet, la tresse étant « relâchée » pour permettre une descente non contrainte, il faut être très concentré à la fois sur la perception de la touche dans la canne mais également visuellement avec la tresse. La touche pouvant être matérialisée par une petite tirée sur la tresse, un relâchement ou plus franchement par une sensation de lourdeur.
Au moindre doute, il faut sanctionner d’un ferrage puissant et très ample. Les ratés sont fréquents mais cette sensation de touche est vraiment particulière et très intéressante.

Conseil d’armement : Dans ce cas de figure, je préconise également l’utilisation de simple. Evitez également de surarmer en taille le leurre pour ajouter le moins de poids possible sur l’arrière, ce qui aurait pour conséquence de déséquilibrer le leurre et de le faire couler par l’arrière sans le phénomène de Rolling.

Je vous conseille également pour cette dernière technique d’utiliser des tresses de couleur, comme la GosenW multicolor, qui permettent d’avoir une excellente perception visuelle de la ligne, des touches et de la profondeur de pêche.

A bientôt,
Benjamin Jacquot